Archive for the ‘Ambient/New Age’ Category
Wednesday 30 July 2008

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Un petit coin de cimetière au printemps
« Lux aetrerna luceat eis ! »
Que la lumière brille pour eux à jamais !
C’est en corrigeant les parties séparées de l’orchestre…Plus précisément la section de violoncelles, qu’une avalanche de souvenir ancien c’est abattu sur moi comme euphoriques, ivre d’images et de couleurs insensées …Paysages jamais imaginés dans mon esprit…
Gouffre d’ombre, falaises abyssales, puits de lumière, brise violette, volupté mystique, senteur crépusculaire, brume écarlate, horizon lointain, musc, infini crépuscule, rigidité statuaire, santal, luminescence spectrale, organique, articulaire.
Il y a dans le texte liturgique de cette satanée messe des morts, plus particulièrement dans l’agnus dei , une magie, un mystère, une incandescence immuable, intangible. Energie métaphysique et presque violente. La lumière et le centre de tout ; elle mobilise elle inonde, elle déchire, elle avili elle confère un caractère de grandeur morale. Elle est le véhicule de l’ombre et la résonance du spectre silencieux de l’amour et de la compassion que seul la musique peu révélée en des termes rituels et mener au crépuscule teint, le réconfort et la plénitude de l’esprit.
Les quatre violons sont à l’unisson sur un (Sib) tonalité rude, imprégner de matière solide et rocailleuse, dont la couleur et la luminescence selon Matthias hauer, est un vert en parfaite opposition au rouge…demi ton descendant du Sib au La ; On pénètre ainsi dans le chromatisme et les métamorphoses du son et de la couleur de façon labyrinthique …houle violette donnant naissance a la profondeur paisible et éclatante d’un bleu plus noble que royal et d’une tonalité plus profonde, plus lumineuse et vertigineuse que le tout premier sentiment éprouvé sous les tilleuls vert de la promenade…Par une belle nuit de juin,
« Dix-sept ans ! On se laisse griser la sève est du champagne et vous monte à la tete… On divague ; On sent aux lèvres un baiser qui palpite là, comme une petite bête… »
Formant ainsi un accord de seconde mineur, doublé de neuvièmes, donnant parfois la sensation d’un intervalle de tonique ou dominante, par son aspect rude, lourd et solennelle…Comme plonger dans une épaisse et réconfortante brume, avec toujours ce sentiment immuable de stabilité…Il y a quelques choses de profondément humain dans ce lumineux accord.
Quelques choses d’essentiel et d’irrévocable qui nous touche et nous dérange même. Mais sans pour cela donné l’impression ou la sensation de dissonance. Parce Que noyer dans l’orchestre et séparé par des intervalles dépassant le double octave. Cela donne une impression d’espace et de densité presque illimitée. Les deux altos, les deux violoncelles et la contre basse doublent et imitent les voix divisant ainsi l’ambitus de l’orchestre toute entier en cinq hauteurs différentes.
Cela nous plonge instantanément dans une esthétique plutôt spectrale ou seule la grande timbale, marque de façon irrégulière et presque improviser, un contre temps pareil a l’irrégularité et l’impermanence du mouvement naturel des choses de la vie.
Rey Eisen

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Friday 20 June 2008

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Zoom sur Pascal AUBERT - “LA FORGE AUX MUSIQUES”
Bienvenue dans le site “La Forge aux musiques” dédiée à la production musicale de Pascal Aubert, compositeur de musiques aléatoires et complexes, baroques ou classiques, décalées ou en phase, mais qui jamais, ne vous laisseront, indifférents.
De l’illustration sonore au sound, de l’habillage sonore de documentaires films à l’illustration musicale de jeux, du multimédia à la télévision en passant par la mode ,nous pouvons découvrir un éventail très rafraichissant de produtions propres à générer l’engouement et l’émotion !
Un voyage à travers les traditions des musiques populaires ou la lecture des mondes actuels cotoie des genres qui ne semblent pas se conjuguer,j’essaie de traduire l’avenir par les moyens que la technologie met au service du musicien sans en faire un passage obligé vers une ou l’autre tendance musicale.
Tout semble donc bon,du folk-rock aux racines celtiques, jusqu’à l’emphase New-age aux accents ethno-world ou électro d’une musique qui s’écoute en mélant des climats et des couleurs qui étonnent !
La guitare dans tous ses états tente de concerter avec des rythmiques et des nappes qui honorent l’imagination tandisque la sincérité apparait au détour d’un “bois” qui n’existe pas.
Ces deux CD comme un catalogue d’images sonores et une visite invitant à la relaxation , la méditation et le bien-étre .
Voici , quelques morceaux qui paraissent une évidence dont vous pourrez écouter quelques extraits sur 121 Music Store avec bien d’autres encore , je me permets de souligner ces quelques titres ,qui m’ont semblés aboutis ! En vérité ,j’ai pas mal de titre que je ne dépose pas pour le moment , j’attends toujour, de voir,si mon travail peut encore constituer un choix pour des gens qui écoutent de la musique ,tant, il est vrai que je ne suis guère en phase avec l’actualité, à bientot ,et merci ….
Titre : ABOUT ANOTHER LAND , 5′48 s -
compositeur : Pascal AUBERT
Production : La forge aux musiques
année : 2004
genre : électro-ambient
Description : une introduction d’une tranquilité aboutie débouche en quelques mesures sur un univers électro que des nappes viennent humaniser tout en insuflant via une rythmique soutenue , une respiration faites de couleurs , de ponctuations psychédéliques , et d’enluminures qui concourrent à un climat suave et envoutant . A se passer en boucle ….
Titre : VOCES TERRAE , 05′ 34 s
Compositeur : Pascal AUBERT
Production : La forge aux musiques
Année : 2004
Genre : électro-world ,new-age
Description: Les voix de la terre en latin , c’est un appel au voyage et à la découverte , ce sont des couleurs et des odeurs transitionnelles ,réminiscences de climat ou d’état d’esprit , le bien-étre tout en gardant la réalité en conscience . Des nappes léchées ainsi que des percussions dignes de l’imagination ,nous font voyager bien au-dela de la réalité ,de nos souvenirs ou de nos rèves
Titre :J.BOSCH INSTIGATION’S ! , 03′ 12 s
Compositeur : Pascal AUBERT
Production : La forge aux musiques
Année : 2004
Genre : ambient-électro
Description: c’est à la suite d’une interrogation sur l’oeuvre du peintre Jérome Bosch ,que s’est imposé l’idée ainsi que le thème de ce morceau . Rien n’est aussi éloigné de la peinture que ce morceau, pourtant il représente une véritable sucrerie ,faite de guitare ,de sample FL , et d’une mise en forme très agréable !
Titre : ZANIMAO’Z 02′ 20 s
Compositeur : PASCAL AUBERT
Production : La forge aux musiquesAnnée : 2004
Genre : électro - world
Description : l’ambient ou l’électro peuvent se montrer particulièrement humanisé et cette brève plage nous convie aux voyages mais avec une note forestière et un décor champètre ou la rèverie flane au rythme de percussion et de flutes magiques !
Titre : ULYSSE 4′ 06 s
Compositeur : PASCAL AUBERT
Production : La forge aux musiques
Année : 2001
Genre : New-age
Description : longue plage de tranquilité et de rèverie ponctuée par la respiration de l’océan , figurant l’interminable voyage d’Ulysse sur son voilier à la découverte du monde . A se passer ,juste avant de s’endormir ,comme sucrerie !
Titre : SPACE IN BUILD 7 ‘ 39 s
Compositeur : PASCAL AUBERT
Production : La forge aux musiques
Année : 2001
Genre : ambient-électro
Description : le chaos à l’état primitif ou la formation voire l’assemblage et la constitution de la vie ,des éléments et leur agrégation . La terre à son époque la plus improbable, dissipation , éruption , repos-latence , mais,toujour et le rif le souligne , ce qu’il faut de vie pour faire un monde de vie , une respiration , entrecoupée de hoquets et de spasmes ,juste le nécessaire à l’élaboration de l’univers ! peut-étre à l’échelle de la molécule ,peut-on transposer le shéma , mais cette longue plage de 7 minutes nous laisse à penser !!!
Titre : SEQUENCIES IN AMNESIA 2′
Compositeur : PASCAL AUBERT
Production : La forge aux musiques
Année : 1996 enregistré avec un 4 pistes à cassettes Fostex
Genre : Celtique ,irlandais , ou comme il vous plaira !!!
Description : Ce morceau redoutable de bravoure s’adresse aux musiciens,à ceux qui pratiquent vraiment la musique sur scène et je voudrais préciser , qu’il date en réalité d’une époque ou je n’avais pas les moyens matériel de pratiquer la musique ! Je continue à le trouver élégant .
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Monday 5 May 2008

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“Avec beaucoup de sérénité”
Ma musique n’est pas et ne sera jamais une musique légère !
Je n’ai pas pour l’art de préjugés primaires, roman à l’eau de rose, musique légère, peinture figurative et autre forme populaire. Cela me laisse totalement indifférent.
On rencontre dans certains milieux de l’art et de la culture, une échelle de valeur qui vise à classifier par niveaux certaines catégories de forme d’expression. Lorsqu’on me demande quel est mon style d’écriture, je ne sais pas répondre. D’autant que le terme “musique contemporaine” ou “musique savante” semble susciter chez le plus grand nombre quelques éffrois qui dépassent ma compréhension. Ainsi, je préfère le silence à toute autre spéculation. Dire que ma musique ressemble à telle ou telle autre ne me réjouit pas non plus, je souhaiterais vivement l’inverse.
Ma musique n’est pas et ne sera jamais une musique de divertissement ou une musique légère. Pour certains cela semble vindicatif et présomptueux, dans mon esprit mais il n’en est rien. Je continue de penser que la musique doit être un réconfort pour l’esprit…le reste ne me regarde pas. L’intérêt que j’accorde aux belles choses de l’art n’est pas classifié dans un système hiérarchique, je me sens tout aussi proche des Beatles que de Pierre Boulez. Seulement, j’ai fait mes choix et m’évertue à ne suivre aucune espèce d’influence. Dire le style qui m’est propre me parait dénué de sens.
« L’Introït Kirie »
Est par définition une antienne chantée par le chœur au commencement de la messe, au moment où le prêtre s’avance vers l’autel. Dans mon esprit, j’ai vécu l’écriture de cette oeuvre comme le passage intermédiaire entre la vie et la mort. Considérant l’espace temps où l’âme quitte le corps, comme la seconde la plus importante de toute une existence humaine. Dans l’écriture de cette oeuvre, j’ai mis avant toute chose l’accent sur la réflexion avant-gardiste que tout compositeur d’aujourd’hui se pose à propos de la musique sacrée à l’époque de la polyphonie vocale classique des anciens maîtres. Faut t-il respecter la tradition et la chronologie des textes liturgiques ?
Y a-t-il une règle spécifique et spirituelle qui régit le système polyphonique de la musique d’église, de par son caractère, sa matière sonore et son aspect spirituel ?
N’oublions pas qu’il s’agit là, d’une messe des morts, cela implique quelques grandes réflexions intérieures. Parmi les définitions et comparaisons qui tendent à décrire l’au-delà, ce sont les notions de repos et de lumière qui depuis la plus haute antiquité ont été communément reçus. Ces notions, qui se rencontrent dans les livres bibliques postérieurs à la captivité, se retrouvent dans les inscriptions chrétiennes des catacombes romaines. Dans un livre de l’ancien testament qui n’appartient pas au canon des livres reconnus par l’église catholique comme inspirés, on relève, jointes ensemble ces deux notions
« repos et lumière » .
Contrairement à la tradition j’ai choisi d’exclure de l’orchestre les sections de vents, l’orgue et la harpe, maintes fois employées dans le répertoire de musique sacrée, et de le remplacer par une bande son, dont l’objet sonore ne sera pas représentatif d’une idée ou d’un thème, mais plutôt évocateur d’un sentiment, et d’une grande émotion intérieure. L’idée de dépouiller l’orchestre en ne conservant seulement que l’ensemble de cordes et les percussions n’est autre qu’un choix esthétique et non avant-gardiste. Il n’y a dans cette œuvre aucune spéculation d’ordre intellectuel, je n’invente rien, je n’innove pas, je m’efforce d’être en résonance et en harmonie avec mes sentiments et mes émotions les plus intenses et les plus profondes ,au sens spirituel du terme. Conservant intimement mon esthétique qui est ma quête la plus intime. Je conçois l’écriture de mon requiem comme s’il s’agissait d’un laboratoire dans le sens où il me permet d’approfondir une recherche dans l’univers de l’abstraction.
Le processus se déroule entre le conscient et l’inconscient. Clarté sonore, espace, rythme, mouvement, sensation de vide, abstraction, ombre, lumière, paix…sont les thèmes que je m’impose afin de mener l’œuvre et mes plus profondes aspirations au paroxysme d’une paix intérieure,quête d’un absolu de beauté. J’ai choisi pour l’écriture de ce Requiem, le texte liturgique employé par Gabriel Faurpour plusieurs raisons d’ordre personnel et compositionnel. Tout d’abord par influence et pour l’aspect esthétique de sa musique. En dehors de toute analyse, je fus touché dès la première écoute, par la force émotionnelle et spirituelle que traduisent les sept mouvements de cette grande messe des morts.
Et enfin par les propos tenus par le compositeur lui-même, à propos de l’idée qu’il se faisait de la mort, idée proche de mes plus intimes convictions. On peut remarquer dans l’écriture de cette œuvre, le choix liturgique que Gabriel Faure a employé, je dirais avec une subtile intelligence spirituelle, qui étroitement liée à sa démarche compositionnelle, propulse l’œuvre vers l’idée simple et lumineuse du passage entre la mort physique et l’éveil de l’âme.
Quand on écoute ce requiem, on peut être certain que quelque chose en nous, quelque chose d’essentiel, de sincère et de spirituel aura bougé.
Promo Requiem
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